Quand on a une maladie chronique, la famille a souvent des solutions. Beaucoup de solutions. Le curcuma, la marche, le magnésium, « penser positif »… et notre préférée : « Tu as pourtant bonne mine ! » 🙃 Merci. On s'est maquillé(e) pendant vingt minutes pour avoir l'air vivant(e), c'est gentil de le remarquer.
Et puis il y a le grand classique : « Tu es fatigué(e) ? Moi aussi, tu sais. » Oui, bien sûr. Sauf que nous, on est fatigué(e)s en se levant. Et en se couchant. Et entre les deux aussi.
Est-ce qu'ils le font exprès ? Pas toujours. Souvent, ils ne savent pas quoi dire. Alors ils proposent des trucs, comme on tend un parapluie à quelqu'un qui est déjà trempé.
Mais au fond, derrière chaque conseil un peu à côté, il y a parfois juste un « je t'aime et je ne sais pas comment t'aider ». Ça ne rend pas la phrase moins agaçante. Mais ça rend le cœur un peu moins lourd.
La vraie question serait alors :
« Est-ce que j'ai besoin qu'on me donne des solutions… ou juste qu'on me passe le plat sans commentaire ? »
Avec respect et bienveillance, votre chroniqueuse💕🍉
